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VincentB Serial Posteur


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Posté le: 08/09/2026 14:22 Sujet du message: |
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C'est pour ça que plus une baguette est fine, plus elle fond facilement en chauffant rapidement, des baguettes de 1mm, et moins, sont idéales, je préfère utiliser des baguettes/fils de 0.5mm
 Retroplane et modélisme en pause, vanlife à haute dose. |
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acrevindiou Fidèle Posteur


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acrevindiou Fidèle Posteur


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VincentB Serial Posteur


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Posté le: 08/09/2026 16:11 Sujet du message: |
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Attention aussi au % d'argent, la brasure sera plus facile à faire avec des baguettes de 1.5mm et 55% d'argent plutôt que des baguettes de 1mm avec 30 ou 40% d'argent. Tes 1mm seraient à quel % ?
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acrevindiou Fidèle Posteur


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acrevindiou Fidèle Posteur


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acrevindiou Fidèle Posteur


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Posté le: 16/09/2026 07:40 Sujet du message: Ouf, la roulette de queue est terminée |
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Ouf, la roulette de queue est terminée, et ce n'est rien de le dire.
Le début de l'histoire de la roulette
Bonjour à tous,
Vous trouverez dans les pages précédentes le début de l'histoire c'est à dire le remplacement de la roulette prévue à l'origine par une véritable roulette de queue articulée se rapprochant du fonctionnement du réel. Il s'agissait de remplacer l'horrible roulette prévue d'origine (dessin ci-dessous).
En quelques mots cependant ouverture et découpe du fuselage original, conception d'une trappe de visite à double feuillure ! Et bien sûr la nouvelle roulette !
Egalement, un grand merci à Vincent B., à Pierre D. et à Sebastian pour leurs conseils de spécialistes concernant la brasure argent, les techniques et matériaux employés et aussi les sources d'approvisionnement à prix raisonné !



Le nouveau dispositif
J'ai repris complètement le système existant sur les Storch de Paolo Severin, avec quelques modifications d'échelle. Il s'agit d'une reconstruction totale car le train photographié dans le premier article est retourné à présent dans la boite du Storch 1/4 prévu pour bien plus tard (ici le train d'origine rangé à présent).

Une aventure de plusieurs jours de travail
"Apprendre à faire et faire"
Oui j'appellerai cette roulette une sacrée aventure ! C'est ma première expérience en brasure argent et en métallerie avion RC ! Cette roulette de queue est assez sophistiquée car embarquant l'amortissement par ressort, une double articulation et les bras de commande ! Elle exige donc une réalisation impeccable et la sanction est immédiate au moindre défaut d'angle !
Le tout devant fonctionner sans friction ou jeu indésirables. J'ai refabriqué toutes les composantes en tole d'acier 0.80 mm, en tube inox a paroi fine et en laiton. Le laiton principalement pour les bagues.
La découpe des pièces à été laborieuse même à la cnc ! J'avoue que je n'avais jamais travaillé l'acier sur cette machine et donc du tout réapprendre (fraises, vitesses, paramètres, comportement). Cela s'est soldé par de multiples essais préalables (ce qui fait que du coup j'ai pas mal de pièces de rechange .
Beaucoup de gabarits réalisés pour le brasage ! Un super alignement dans tous les axes est obligatoire !






J'ai aussi refait une seconde fois la roue, et l'ai montée sur roulements
Oui, dans l'article précédent j'avais déjà fait une nouvelle roue ! Mais elle ne me plaisait pas du tout ensuite ! Roue en plastique moulé à bâtons, et échelle incorrecte car trop grande. J'ai donc décidé de refaire une roue cette fois de 51 mm de diamètre.
J'ai réalésé le moyeu de la roue de 51 mm de façon à intégrer deux roulements à billes en acier de 2 mm x 5 mm x 2,5 mm. C'est vraiment très petit mais du coup le jeu axial est éliminé et on obtient une rotation impeccable



La finition et la peinture seront effectuées plus tard
Il restera encore le meulage fin des brasures et bien sûr la mise en peinture. Et aussi l'habillage en cuir de la partie "ressort"
Le poids
C'est également une super surprise ! Très agréable surprise !.. Le poids de tout ceci, de tout le mécanisme avec tout ce qui photographié y compris les roulements de roues et le couvercle de trappe est de.. 46 grammes ! Soit 8 g de plus que le basique en standard (schéma en début d'article).
Si on considère que le couvercle/support de trappe appartient au fuselage et non à comptabiliser en poids avec la roulette, celle-ci fait alors 41 grammes.
Pour comparaison, une roulette de queue carbone complète pour avions jusqu'à 3 m d'envergure sans roulements de roues et sans le mécanisme presque réel du Storch est donné pour un poids de 55 g. Dans le premier article, on parlai de 61 g sur la balance ! 20 grammes ont été gagnés sur le choix des tubes, des roulements ainsi que de la roue.
Pourquoi tant d'acharnement ? Car tout poids en excès en extrême arrière de l'avion est durement sanctionné à l'équilibrage final !
Le bilan de toute cette épopée !
Pas plus simple que le reste, pas plus compliqué non plus ! J'ai beau tenter de faire le plus simple en premier, je m'aperçois toujours que c'est le plus compliqué, ou alors est-ce moi ? Je ne sais pas !
Ce matin à l'heure ou je vous écris j'ai déjà presque oublié les découragements, la fatigue, les heures passées sans résultat, les pièces à la poubelle, les salves de mots "interdits" ! Egalement, j'ai donc conserver des proportions un peu plus élevées pour le bras oscillant au motif d'un mauvais dessin du fuselage arrière du kit "d'origine".
Je ne vois juste plus qu'une roulette de queue très légère qui fonctionne, droite et sans frottements à l'amortissement ! C'est la récompense.
Et maintenant ?
A présent que je peux remonter cette roulette et son couvercle de trappe sur la trappe du fuselage, je vais également pouvoir commencer la nouvelle platine servos du fuselage, et le passage proprement réalisé des nouvelles gaines de commande de roulette !
Pour mémoire, la roulette ne sera couplée qu'électroniquement à la dérive et aura son propre servo avec amortisseur de vibration. J'aimerai avoir effectivement la possibilité d'un fort braquage au déplacement taxi (programme spécifique radio mais c'est une autre histoire)
Et maintenant aussi ? Beaucoup moins d'appréhension pour un autre gros morceau : le train principal articulé (presque comme le réel)
A bientôt,
Alain
 J’aime les avions lents, les mécaniques simples et les détails qui racontent une histoire.
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VincentB Serial Posteur


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Posté le: 16/09/2026 08:02 Sujet du message: |
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Salut Alain, c'est bon, t'as pris le coup de main pour la brasure? une fois qu'on maîtrise on a envie de tout faire en tubes brasés, c'est tellement plus simple, solide et rapide que de coller des morceaux de bois 
 Retroplane et modélisme en pause, vanlife à haute dose. |
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acrevindiou Fidèle Posteur


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acrevindiou Fidèle Posteur


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Posté le: 17/09/2026 12:22 Sujet du message: Le train d’atterrissage du Fieseler Storch 1/5, chapitre 1 |
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Le train d’atterrissage du Fieseler Storch 1/5, chapitre 1
Préambule
Ce sujet sera un gros sujet, un guide détaillé de re-fabrication du train du Fieseler Storch à l’échelle modèle et articulé ! Ce train était à l’époque une référence dans le domaine. Il intéressera peut-être des modélistes voulant réaliser ce type de train même pour d’autres modèles à leur propre sauce. Je vais commencer par vous dresser avant travaux un portrait généraliste du défi.
Un peu d’histoire
En 1935, le Reichsluftfahrtministerium (RLM) émet un appel d'offres pour un appareil d'observation rapprochée, de liaison et d'évacuation sanitaire. Gerhard Fieseler et l'ingénieur Reinhold Mewes y répondent en concevant le Fi 156.
Le programme initial, puis la documentation technique et opérationnelle du Fi 156, mettent notamment en évidence :
- performances STOL extrêmes : décollage et atterrissage sur des terrains très courts, brutaux et non préparés .
- Train d'atterrissage à fort débattement : capacité à encaisser des taux de chute verticaux importants (4.7 m/s et des atterrissages durs sans rebondir. Ce sont ces contraintes d'atterrissage court et de suspension à grande course qui ont imposé la géométrie si caractéristique de son train et de son ventre haut.
- Débattement d'amortissement exceptionnel : Course de suspension de plus de 40 cm pour absorber l'énergie de l'impact sans renvoyer l'appareil en l'air.
- Garde au sol et géométrie haute : Fuselage relevé pour protéger l'hélice grand diamètre contre les herbes hautes, pierres et dénivelés.
- Large voie de train : amélioration de la stabilité latérale sur terrain irrégulier.
Une valeur de 5 m est rapportée pour un atterrissage sur champ labouré avec vent modéré. Ces caractéristiques le rendaient parfaitement adapté à l'observation d'artillerie, à la reconnaissance rapprochée et aux missions de liaison.
Paroles de journalistes spécialisés et de pilotes du réel
- Lors du 4e Salon international de l'aéronautique de Zurich-Dubendorf, fin juillet 1937, la presse spécialisée écrivait à propos de la première apparition majeure du Fieseler Fi 156 : « L'avion qui n'a plus besoin de piste, une étagère volante, la machine la plus insolite qui ait jamais volé. » Le public et les experts du monde entier furent subjugués par les performances de vol exceptionnelles de cet appareil issu des ateliers de Gerhard Fieseler.
- Le major Williams, un aviateur américain renommé, venu en Allemagne en 1938 à l'invitation du général Udet, déclara après un vol touristique au-dessus de Kassel-Bettenhausen : « « C'était une drôle de machine... avec ses grandes fenêtres, il ne manquait plus que quelques géraniums pour la transformer en serre. »» À son retour, il fit un rapport sur le Fi 156 : « Le nom Storch (Cigogne) décrit parfaitement cet appareil. Il repose sur de longs pieds fins, conçus par l'ingénieur pour tirer parti des angles d'attaque élevés au décollage et à l'atterrissage, rendus possibles par les becs de bord d'attaque. Les grandes fenêtres de l'avion, à travers lesquelles on peut regarder directement vers le bas sur certains modèles, rappellent l'intérieur de la cabine d'un grutier. Le Storch pouvait également atterrir presque à la verticale, comme un ascenseur, et ne nécessitait qu'une distance d'atterrissage de 10 à 20 mètres par vent modéré. »
- Hauptmann Heinrich Gerlach, pilote lors de l'opération du Gran Sasso (évacuation de Mussolini sur une minuscule terrasse rocheuse) : Gerlach réussit son atterrissage sur une bande sommairement débarrassée des pierres, en environ 30 à 35 m. C’est surtout le décollage, Storch très surchargé avec Mussolini et Skorzeny, qui fut extrêmement violent et dangereux. Le récit de Skorzeny décrit l’appareil bondissant sur les pierres, la roue gauche touchant de nouveau le sol puis l’avion plongeant au-delà du bord avant que Gerlach ne le récupère.
- François de Pitray, du 22e GAOA, à propos du Morane-Saulnier MS 500 “Criquet”, version française du Storch produite après-guerre : «C'était un appareil doté de performances ahurissantes pour l'époque. Il ignorait le décrochage. Une piste défoncée de 30 mètres lui suffisait au décollage comme à l'atterrissage.»
Le saut dans l’échelle 1/5 ?
C’est peut-être légèrement présomptueux de ma part mais j’appliquerai le même cahier des charges, à l’échelle 1/5 !
L'analyse du train d'origine Black Horse : un compromis inadapté

Cela concerne la première et seconde version de ce Storch. Pour mesurer le chemin à parcourir, il faut d'abord regarder d'où l'on part. Le kit d'origine propose un train censé reproduire le vrai ! C’est une intention louable pour un ARF de cette taille mais dès qu'on le confronte à la réalité historique et dynamique du Storch, le constat est sans appel :
- Une esthétique lourdement simplifiée : Les sections, la forme des ferrures et les angles ne restituent pas la finesse caractéristique des jambes télescopiques du grandeur.
- Le train n’est absolument pas articulé ! La « souplesse » est censée être apportée par des simples ressorts près des roues.
- Un débattement symbolique et trop raide : Là où l'avion réel offre 40 à 45 cm de course (soit 8 à 9 cm à notre échelle 1/5), le train du kit propose un mouvement très restreint, freiné par des ressorts près de la roue bien trop durs et courts.
- L'absence d’enfoncement statique : Faute de ressorts calibrés et de cinématique réelle, la cellule reste perchée au plus haut à l'arrêt. L'avion perd l'assiette au sol si typique du Fi 156.
- Le risque de rebond : Un amortissement trop rigide transforme un atterrissage enfoncé en trampoline. Au moindre impact un peu sec, le modèle renvoie l'énergie, peut éventuellement basculer sur le nez et expose l'hélice au prop-strike. Aux US, des retours de pilotes de modèles font même état en cas d’atterrissage dur d’un arrachement du haut-cabine de la cellule !
Bilan : Ce train manque à la fois de fidélité visuelle et des capacités d'absorption nécessaires. La décision s'impose d'elle-même : tout jeter ou presque !
Et tout cela pour éviter ceci, sans autre commentaire nécessaire !




Même si au premier abord, on pourrai croire.. (les carrosseries de jambes sont sur ce modèle en une seule pièce et ne coulissent pas !


Philosophie de conception, méthode et matériaux
L’idée n’est pas de copier servilement le train grandeur pièce par pièce, ni de reproduire le système Black Horse en plus léger (surtout pas). Le but est de conserver la géométrie et le fonctionnement caractéristiques du Storch, tout en adaptant la construction aux contraintes d’un modèle au 1/5 et aux moyens disponibles dans un atelier de modéliste.
Les règles ?
Faire simple. Un train d’atterrissage travaille dans un environnement brutal. Il doit pouvoir coulisser, absorber un choc, reprendre sa position et rester fiable. Chaque pièce inutilement compliquée devient potentiellement une source de jeu, de poids ou de panne.
Faire léger sans sacrifier la résistance.
Le train Black Horse d’origine est particulièrement lourd. La reconstruction utilisera donc principalement des tubes inox à paroi mince, choisis en fonction de leur rôle et non simplement de leur diamètre extérieur.
Laisser les efforts circuler correctement dans la structure.
Il ne sert à rien de fabriquer un train pratiquement indestructible si, lors d’un atterrissage dur, toute l’énergie est directement transmise à la cabine. Les photos de cellules Black Horse endommagées montrent parfaitement ce qui peut arriver. Le train devra donc réellement travailler.
Un gros travail également sur la répartition des efforts d’impact, qui devront être diffusés dans la cellule et non plus concentrés uniquement au niveau des ancrages actuels du train.
La construction reposera sur quelques principes simples : tubes inox fins paroi 0.3 ou 0.5 mm pour la structure, tôle d’acier 0.75 mm pour certaines pièces de liaison. Assemblages boulonnés autant que possible pour rendre démontable. Brasage argent réservé aux endroits où il apporte un réel avantage, extrémités de tubes écrasées proprement, profilées puis percées.
Le principe général pourrait presque se résumer ainsi :
Garder la géométrie du Storch. Supprimer tout ce qui est inutile, Alléger ce qui peut l’être. Faire en sorte que le train travaille réellement avant que ce soit la cellule qui travaille à sa place !
Restez à l’écoute, la suite arrive bientôt !
Le prochain sujet concernera les attaches en haut de cabine. Sujet plus complexe qu'il n'y paraît car les attaches extérieures ne seront que la partie visible d'un arceau de tubes acier inox fixé également sur une plaque au fond du Storch !
A bientôt, Alain
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